__________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
 

Dimanche 1 mai 2005
Le président taïwanais Chen Shui-bian a annoncé dimanche, dans une initiative sans précédent, qu'il allait transmettre un message aux dirigeants chinois la semaine prochaine via un dirigeant de l'opposition qui se rend à Pékin. M. Chen a désigné James Soong, président du Parti du peuple d'abord, pour transmettre "directement" ses vues à Pékin. Il n'a pas précisé le contenu du message ni s'il serait personnellement transmis au président chinois Hu Jintao que M. Soong doit rencontrer.

"J'ai spécialement demandé au président Soong, qui comprend parfaitement mes idées et la position du gouvernement sur les questions bilatérales, de transmettre directement nos messages aux dirigeants de Pékin", a dit le président Chen à la presse à bord d'un avion qui l'emmenait aux îles Marshall.

L'initiative survient après qu'un autre dirigeant de l'opposition, le président du Kuomintang (KMT), Lien Chan, se fut rendu pour la première fois sur le continent depuis la fin de la guerre civile en 1949. Il achevait ce weekend sa visite qui a culminé par une rencontre vendredi avec le président Hu. MM. Chen et Soong sont favorables à de bonnes relations avec Pékin alors que M. Chen a été élu sur un programme indépendantiste. M. Soong doit se rendre en Chine jeudi pour une tournée qui le mènera à Xian, Nankin et Shanghai avant une rencontre avec le président Hu.

La rencontre entre MM. Lien et Hu, représentant de partis qui s'étaient fait la guerre et n'ont pas officiellement signé la paix 56 ans depuis la fuite des nationalistes à Taïwan, a revêtu un caractère essentiellement symbolique. L'initiative a été considèrée comme une manifestation de la volonté de Pékin d'isoler le président Chen en qui les communistes voient un dangereux indépendantiste. Mais M. Chen a rappelé que rien ne se ferait sans le gouvernement légitime de Taïwan.

"Le problème n'est pas de savoir quelle personnalité ou quel parti politique la Chine préfère, car il faudra bien qu'elle rencontre le leader de Taïwan et le parti gouvernemental en place", avait-il dit à la presse dimanche avant de quitter Taipei pour des îles du Pacifique. "Il y a certainement des points de vue différents entre les formations politiques mais nous devons tous placer les intérêts du pays au dessus des hommes et des partis pour arriver à un consensus interne", a ajouté Chen Shui-bian qui se rendait aux Marshall, Kiribati et Tuvalu, de petits Etats qui reconnaissent Taipei comme le représentant de la Chine.

"C'est là la meilleure voie pour ouvrir le dialogue politique et pour normaliser les relations bilatérales", a encore indiqué le chef de l'état taïwanais.

Source : AFP

Dimanche 1 mai 2005
La Coré du Nord a apparemment tiré dimanche un missile à courte portée en mer du Japon, ont rapporté les médias nippons, sur fonds de rumeurs d'essai nucléaire nord-coréen imminent.Le gouvernement japonais n'a pas confirmé l'information. Le Premier ministre Junichiro Koizumi et son ministre des Affaires étrangères, Nobutaka Machimura, sont absents du Japon pour plusieurs jours.

Selon la chaîne de télévision publique NHK, le missile a été tiré depuis la côte orientale de la Corée du Nord. Il a volé sur une centaine de kilomètres avant de s'abîmer en mer.

D'après l'agence de presse Jiji, le tir a eu lieu dimanche matin à 08H00 (23H00 GMT samedi) et il n'y a eu qu'un seul missile.

Selon l'agence Kyodo, citant des sources gouvernementales, c'est l'armée américaine, dont les forces sont basées au Japon et en Corée du Sud, qui a alerté Tokyo.

"Nous ne discutons pas des questions de renseignements", a commenté une porte-parole de l'armée américaine au Japon.

Un responsable du ministère sud-coréen de la Défense a dit n'avoir aucune information.

Ce n'est pas la première fois que la Corée du Nord lance des missiles à courte portée en mer du Japon, des tirs interprétés comme des avertissements. Le dernier tir (deux missiles) remonte à mars 2003 lors de l'inauguration du président sud-coréen Roh Moo-Hyun.

Plus sérieusement, l'essai réussi par Pyongyang d'un missile à long portée "Taepodong-1" en août 1998 au-dessus du Japon avait suscité de vives inquiétudes à Tokyo et en Asie sur le renforcement des capacités militaires de la dictature communiste nord-coréenne.

La Corée du Nord s'était ensuite engagée à respecter un moratoire sur les essais de missiles à longue portée à la suite d'un sommet historique à Pyongyang entre son No 1 Kim Jong-il et le M. Koizumi en septembre 2002.

Mais en mars dernier, la Corée du Nord a affirmé qu'elle n'était plus liée par ce moratoire.

Depuis 1999, le Japon conduit des recherches avec les Américains sur le développement d'un bouclier antimissile pour se protéger de la menace nord-coréenne.

La Corée du Nord dispose de 600 missiles Scud d'une portée de 300 à 500 km ainsi que 100 missiles à moyenne portée "Rodong-1" d'une portée de 1 300 km, selon Séoul.

Les Etats-Unis assurent que Pyongyang a déjà mis au point des missiles balistiques d'une portée pouvant aller jusqu'à 4 000 km.

Selon le patron de l'Agence du renseignement de Défense, le vice-amiral Lowell Jacoby, la Corée du Nord a désormais la capacité d'équiper ses missiles pouvant atteindre les Etats-Unis d'une tête nucléaire.

Le tir de dimanche survient alors que les pourparlers à six (Chine, Etats-Unis, Japon, Russie et les Corées) visant à régler la crise nucléaire nord-coréenne sont dans l'impasse et gelés depuis un an.

Le président George W. Bush a qualifié cette semaine Kim Jong-il de "tyran" et d'"homme dangereux", des qualificatifs qui ont été très mal reçus à Pyongyang.

"Il y a des questions sur sa capacité de livrer une arme nucléaire. Nous ne savons pas s'il le peut ou non, mais je pense que la meilleure chose, quand on a affaire à un tyran comme Kim Jong-il, est de partir du principe qu'il le peut", a souligné le président Bush.

Autre affaire récente susceptible d'avoir vivement irrité Pyongyang, régime aisément irascible: la commission de discipline de la Fédération internationale (FIFA) a décidé de faire jouer à huis clos et sur terrain neutre la rencontre qualificative pour le Mondial-2006 de football entre la Corée du Nord et le Japon prévue le 8 juin à Pyongyang, à la suite de graves incidents survenus le 30 mars dernier dans la capitale nord-coréenne lors du match opposant le onze national à l'Iran.

Parmi les autres contentieux entre Pyongyang et Tokyo, figurent la candidature japonaise à un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU, la controverse sur les manuels d'histoire et le passé colonial du Japon et l'enlèvement de Japonais par des agents nord-coréens pendant la Guerre froide.

Sources : AFP, NHK / NHKオンライン, Kyodo News / 共同通信社

Samedi 30 avril 2005
Le Premier ministre de Taïwan a estimé samedi que le chef de l'opposition Lien Chan avait fait des promesses illégales lors de ses entretiens avec le président chinois, les contacts au plus haut niveau depuis la rupture entre communistes et nationalistes en 1949.

MM. Lien et Jintao qui se rencontraient vendredi à Pékin ont déclaré qu'ils prônerait la cessation des hostilités entre les deux territoires et le renforcement des liens économiques. Mais Frank Hsieh, N°3 de Taïwan, a rappelé que seul le gouvernement pouvait négocier avec la Chine continentale.

"Le parti de l'opposition doit faire un effort s'il veut devenir le parti au pouvoir et, ainsi, représenter le peuple et mener les négociations", a lancé M. Hsieh, qui a également reproché à l'opposition dominée par les nationalistes, majoritaires au Parlement, faisait obstruction aux propositions de l'exécutif, notamment sur le budget.

Le président du Parti nationaliste Lien Chan, âgé de 68 ans, s'est rendu en avion samedi dans sa ville natale de Xi'An, qu'il n'avait plus revue depuis 60 ans. Il a été accueilli par un groupe d'élèves de son ancienne école. La famille de M. Lien, dont le père travaillait pour le gouvernement nationaliste, était partie pour Taïwan avant 1949. M. Lien devait se rendre sur les tombes de sa famille.

Pékin continue de considérer Taïwan comme partie intégrante de son territoire et menace régulièrement d'attaquer l'île, tout en poursuivant les efforts de rapprochement, notamment avec les partis favorables à la réunification, comme celui des nationalistes, alors que la formation du président taïwanais Chen Shui-bian veut l'indépendance.

Source : AP

Samedi 30 avril 2005
Note : 4/10

Durée : 127 min
Sorti en 2001
Réalisé par Kim Ki-duk (김기덕)
Avec Yang Dong-geun (양동근), Jo Jae-hyeon (조재현) et Myeong Kye-nam (명계남)

Bande d'annonce
mms://vod.movist.co.kr/00/00/32/64_x1_300.asf

Affiche du fim Adresse inconnue

Résumé
Le destin tragique de trois adolescents coréens victimes d'une guerre civile qu'ils n'ont pas connue. Jihum est le fils d'un vétéran de la guerre de Corée et travaille comme peintre assistant dans une boutique de portrait. Eunok a perdu son père pendant la guerre. Chang-guk vit avec sa mère prostituée dans un vieux bus américian converti en habitation. Celle-ci s'obstine à essayer d'entrer en contact avec le père naturel de son enfant, un G.I. retourné dans son pays, mais toutes ses lettres lui reviennent systématiquement avec la mention « adresse inconnue ».

Ma critique
Ame sensible s'abstenir !
Ce film est d'une violence rare mais il a le mérite de montrer les horreurs de la Guerre. Il expose avec brio tous les problèmes que pose la présence militaire américaine en Corée du Sud. Ici, on est loin de la diplomatie et de la raison d'Etat : Kim Ki-duk nous expose l'homme dans toute sa réalité... et dans toute son horreur.
Toutefois, ça n'est pas du tout mon style de film... A voir si vous vous sentez trop joyeux.

par Louis Selapa publié dans : Cinéma coréen
Samedi 30 avril 2005

Comme vous l'avez remarqué j'ai dans mon message d'accueil une horloge et la météo de Canton.

Comment ai-je fait pour les installer ? Rien de plus simple pour ceux qui commencent à comprendre comment fonctionne un code html.

 

HORLOGE

1. Je suis allé sur un site qui nous offre de belles horloges gratuites (et sans pub). Pour ma part, j'ai choisi www.clocklink.com car c'est le premier site (qui au passage est en anglais) qui m'est passé sous la main (!)

2. Ensuite je me suis dirigé vers les horloges gratuites, choisi mon style et cliqué sur "View HTML Tag".

3. Le code html apparaît alors. Pour changer le fuseau horaire ("TimeZone=") il suffit de remplacer le code initial par celui qui vous avez choisit (dans mon cas "TimeZone=GMT0800"). Pour le format de la date ("DateFormat=") faites de même (dans mon cas "DateFormat=YYYY-mm-DD").

4. Et enfin, il ne suffit plus que de le copier/coller là où vous souhaitez l'insérer.

Link to ClockLink.com

METEO

Très facile à  installer, même si j'ai eu à chercher pas mal pour trouver un site qui m'offre la météo en temps réel à Canton (Guangzhou).

Je l'ai finalement trouvé sur www.wunderground.com

La première chose à faire est d'inscrire le nom de la ville dont vous voulez avoir la météo dans le cadre en haut à gauche.

Ensuite, il s'agit de trouver le module qui s'intitule "Free Weather Stickers for Your Homepage" et de cliquer sur "Get Your Weather Sticker!"

Maintenant il ne vous reste plus qu'à choisir votre "sticker" et de suivre ce que le site vous dit (même si c'est en anglais), puis de copier/coller le code html là où vous voulez insérer votre météo. Et voilà !

Wunderground.com

par Louis Selapa publié dans : Vie du blog
Samedi 30 avril 2005
Les Etats-Unis ont averti l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) que la Corée du Nord s'apprêterait à effectuer un essai nucléaire souterrain, peut-être dès le mois de juin, ont rapporté samedi à l'Associated Press des diplomates ayant requis l'anonymat, évoquant des photos satellite en ce sens.

Washington craint depuis longtemps que la Corée du Nord ne poursuive son programme d'armement nucléaire. D'après des responsables sud-coréens, Pyongyang a récemment fermé le réacteur nucléaire de Yongbyon - une procédure indispensable pour récolter le plutonium nécessaire à un essai souterrain.

Un haut responsable proche de l'AIEA a précisé samedi à l'AP qu'il ne semblait pas que l'agence onusienne ait été officiellement avertie de ces nouvelles inquiétudes américaines.

Dans ce réacteur de 5 MW se trouvent des crayons combustibles usés dont on peut extraire du plutonium. Mais ils ne peuvent être extraits du réacteur que lorsque ce dernier est à l'arrêt.

Vendredi, le sous-secrétaire d'Etat américain Christopher Hill, en charge de la Corée du Nord, a mis en garde Pyongyang contre tout essai nucléaire. Il a estimé qu'un tel acte constituerait une complication "vraiment inquiétante" pour les négociations à six.

Ces discussions, auxquelles participaient les deux Corée, les Etats-Unis, la Chine, le Japon et la Russie, ont été suspendues en juin 2004 après trois séries de pourparlers infructueuses.

Pyongyang a quitté l'AIEA en 2002. Depuis, l'agence onusienne n'a aucun moyen de contrôle direct pour surveiller le programme nucléaire nord-coréen.

Les services de renseignement américains pensent que Pyongyang détient une ou plusieurs armes atomiques, ainsi que des missiles capables d'atteindre les Etats-Unis, mais dont la portée n'a pas été testée. Ils ne disent pas si la Corée du Nord dispose déjà de la technologie qui lui permettrait de miniaturiser une arme nucléaire, de la poser sur un missile et de guider ce dernier afin qu'il touche une cible.

Washington et Séoul ont demandé à la Chine, principal allié de la Corée du Nord, de jouer un rôle plus important afin de convaincre Pyongyang de regagner la table des négociations.

Le président sud-coréen Roh Moo-hyun prévoit de discuter du blocage des pourparlers avec son homologue chinois Hu Jintao le 9 mai prochain à Moscou, en marge du 60e anniversaire de la victoire alliée en Europe.

En février dernier, la Corée du Nord a affirmé qu'elle avait déjà mis au point des armes nucléaires et qu'elles boycotterait de nouvelles négociations.

Source : AP

Vendredi 29 avril 2005
Le chef de l'opposition taïwanaise pourrait repartir de sa visite à Pékin avec deux pandas géants offerts par la Chine, selon les médias de Taïwan. Ce cadeau précieux devait être annoncé lors des rencontres que devait avoir Lien Chan avec le président chinois Hu Jintao, premiers contacts à ce niveau depuis la sécession de fait de Taïwan en 1949.

Les responsables taïwanais se disputent déjà pour savoir comment nommer les deux animaux. La porte-parole du parti nationaliste Cheng Li-wen propose "He He" et "Ping Ping" qui, accolés, signifient "paix".

Le maire de Taïpei Ma Ying-jeou propose de leur donner les noms du président Chen Shui-bian et de la vice-présidente Annette Hsiu-lien Lu, pour contribuer à une réconciliation entre la Chine et Taïwan. "On pourrait les appeler Bian Bian et Lien Lien".

Ce n'est pas la première fois que Pékin propose de partager ses précieux plantigrades. Mais il y a quelques années, Taïpei avait refusé, craignant un cadeau empoisonné, dissimulant un projet de réunification. On ignore si le gouvernement acceptera cette fois les deux pandas géants.

Source : AP

par Louis Selapa publié dans : Chinoiseries
Vendredi 29 avril 2005
Les dirigeants nationalistes chinois du Kuomintang (KMT), aujourd'hui dans l'opposition à Taiwan, et les autorités communistes de Pékin ont conclu vendredi un accord pour mettre fin aux hostilités entre les deux Chines.

A l'issue d'une rencontre de deux heures qualifiée de franche et cordiale, le chef de file de l'opposition nationaliste taiwanaise, Lien Chan, et le président chinois, Hu Jintao, ont convenu de coopérer pour mettre un terme à l'hostilité et prévenir tout conflit armé entre Taipeh et Pékin.

"Les deux parties coopérerons dans le but de favoriser la reprise de négociations aussi rapidement que possible (...) et la fin d'une situation d'hostilité afin de créer les conditions de la paix", a déclaré le porte-parole de Lien au cours d'une conférence de presse.

Le KMT a été au pouvoir en Chine avant d'en être chassé par les communistes de Mao Zedong en 1949. Réfugiés à Taiwan, les membres du KMT ont dirigé les affaires taiwanaises jusqu'à leur défaite en 2000 et 2004 face aux indépendantistes du président Chen Shui-bian.

Pékin considère Taiwan comme une province rebelle et menace d'envahir l'île si elle déclare son indépendance.

Le Kuomintang défend, à terme, le principe d'une réunification entre Taiwan et une Chine devenue démocratique. Chen défend un programme indépendantiste.

Chen a plusieurs fois fait part de sa préoccupation quant aux contacts entre l'opposition et Pékin.

"Nous sommes déçu qu'il (Lien) se soit rendu dans un pays ennemi et qu'il n'ait pas exprimé la position de la majorité du peuple taiwanais, qui est que Taiwan est un pays indépendant et souverain, a déclaré Chen Chin-jun le président du groupe parlementaire du Parti démocrate progressiste (DPP) au pouvoir à Taiwan.

"Il n'a pas insisté sur cet aspect des choses, ventant au contraire les mérites d'une Chine réunifiée. Mais que fait-il dans tout cela des sentiments du peuple taiwanais?" s'est interrogé Chen Chin-jun.

Lien a répliqué en affirmant que la balle était désormais dans le camp du DPP et du président Chen.

VERS UN MARCHE COMMUN

"Je pense qu'une porte a été ouverte. Comment construire un nouvel avenir, avancer dans une nouvelle voie en passant par cette porte? Je crois que le parti au pouvoir doit prendre ses responsabilités", a déclaré Lien.

Le dialogue que le KMT et les autorités communistes de Pékin s'étaient engagés à renouer était au point mort depuis 1999.

Les deux délégations sont aussi tombés d'accord pour entamer des négociations en vue de la création d'un marché commun entre Pékin et Taipeh. Lien n'a donné aucune précision. Mais selon certains observateurs, le projet pourrait en pratique signifier une exemption de droits de douanes pour les importations en provenance de Taiwan.

Cette perspective d'une suppression des droits de douanes sur les importations pourrait permettre au Kuomintang de se concilier les faveurs des partisans de Chen dans le sud de l'île, à dominante agricole.

Les deux parties sont aussi tombées d'accord pour que des mesures soient prises afin de renforcer et de mieux garantir les investissements et les échanges de part et d'autre du détroit de Taiwan ainsi que les exportations agricoles de l'île vers le continent.

"Nos deux parties (...) doivent montrer au monde que le peuple chinois a la capacité et la sagesse de surmonter ses contradictions et ses difficultés", a déclaré Hu avant le début de sa rencontre à huis clos avec Lien.

Lien avait auparavant, dans un discours devant les étudiants de l'Université de Pékin, appelé la Chine à mettre en ouvre des réformes politiques.

"Il y a encore de grandes marges de progrès dans le rythme et l'ampleur des réformes politiques sur le continent" a déclaré Lien dans son discours retransmis par la télévision chinoise. Il a toutefois souligné que Pékin avait organisé des élections à l'échelon local.

Le visite de Lien intervient après l'adoption en mars dernier par Pékin d'une loi anti-sécession permettant aux autorités chinoises de recourir à la force contre Taiwan en cas de proclamation d'indépendance.

Dans son discours à l'Université de Pékin, Lien a plaidé pour que ni Taipeh ni Pékin ne remettent en cause le statu quo régissant leurs relations et assurant la paix depuis maintenant près de six décennies.

Lien, ovationné à son arrivée à l'Université de Pékin où il a fait ses études, a salué la mémoire de Chiang Ching-kuo - ancien dirigeant du KMT - qui avait jeté les bases de la libéralisation politique dans l'île en supprimant la loi martiale et du "miracle économique" taiwanais par une série de réformes.

La Chine revendique la souveraineté sur Taiwan depuis la sécession de l'île, à la fin de la guerre civile chinoise en 1949, et les deux parties n'ont jamais conclu d'accord de paix.

Source : Reuters

Jeudi 28 avril 2005
Le chef du Parti nationaliste, principale force d'opposition de Taïwan, est arrivé jeudi à Pékin pour une rencontre avec le président Hu Jintao, qui sera le point culminant de sa tournée de huit jours en Chine continentale.

La visite de Lien Chan couronne la réconciliation entre les nationalistes et leurs anciens ennemis communistes, plus de soixante ans après la proclamation de la République populaire de Chine en 1949. Lien Chan doit rencontrer Hu Jintao vendredi.

Le Kuomingtang, la formation de M. Lien, a longtemps dirigé Taïwan avant d'être rejeté dans l'opposition. Le parti est favorable à l'unification à terme avec la Chine, contrairement au Parti progressiste démocratique du président taïwanais Chen shui-bian.

M. Chen estime que seuls les électeurs taïwanais devraient décider de l'avenir de l'île et que l'indépendance pure et simple est un choix possible. Une perspective que rejettent catégoriquement les nationalistes taïwanais et les communistes chinois. Les autorités chinoises ont ainsi décidé de recevoir M. Lien alors qu'elles ont refusé de parler avec M. Chen.

Les nationalistes du Kuomingtang ont dirigé la Chine jusqu'à l'avènement du régime communiste en 1949. Ils se sont alors réfugiés à Taïwan, promettant de poursuivre la lutte pour chasser les communistes et unifier la Chine.

Ce voyage historique en Chine pourrait offrir à M. Lien un moyen de se relancer sur la scène politique taïwanaise après avoir subi une série de défaites cuisantes à la tête du Kuomingtang. Il a ainsi été battu aux présidentielles de 2000 et 2004 et son parti a perdu la majorité au Parlement.

La visite de M. Lien, qui rencontrera notamment le président chinois Hu Jintao, pourrait toutefois aider à calmer les esprits dans la région. Le président Chen a apporté à la dernière minute son soutien à la visite, soulignant que Taïwan voulait "améliorer les relations" avec la Chine.

Source : AP

Jeudi 28 avril 2005
Les Etats-Unis et l'Union européenne ont entamé officiellement jeudi des procédures pouvant limiter les importations de vêtements et tissus fabriqués en Chine, à la demande de leurs producteurs menacés par des arrivages massifs chinois depuis la fin des quotas en janvier. Tant Bruxelles que Washington ont finalement accepté d'ouvrir des enquêtes pour déterminer si la très forte progression récente des importations chinoises, de plus de 1 000% pour certains vêtements, entraîne effectivement la distorsion des marchés dénoncée par ces producteurs.

Pour l'Europe, l'enquête est confiée aux services compétents de la Commission européenne, tandis qu'aux Etats-Unis les recherches seront menées par le CITA, un comité gouvernemental présidé par le ministère du Commerce.

Dans les deux cas, les procédures commencent par une période de consultations de toutes les parties intéressées. Le ministère américain du Commerce a précisé que les Chinois pouvaient eux aussi formuler leurs commentaires, comme ils l'ont déjà fait par le passé.

"Nous sommes contents, c'est une étape de plus dans un processus long et difficile pour obtenir un peu de répit pour ce qui se passe sur notre marché ici, mais en Europe, vous connaissez les mêmes problèmes", a expliqué à l'AFP, David Trumbull, directeur de la National Textile Association, l'une des fédérations de producteurs américains à l'origine de la requête début avril pour l'imposition de mesures de sauvegarde.

Néanmoins, ce responsable a exhorté le gouvernement américain "à agir immédiatement, en déterminant sans attendre" qu'il y a distorsion de marchés, "et à imposer immédiatement ces mesures".

La procédure américaine prévoit 30 jours de consultations puis encore un maximum de 30 jours de délai de réflexion avant de décider s'il y a eu distorsion ou non. En cas de réponse affirmative, le gouvernement américain ouvre des discussions avec Pékin tout en imposant des mesures provisoires pour limiter les arrivages massifs des sept catégories de vêtements visées par les demandes des producteurs.

L'idée étant de parvenir à un accord négocié avec les responsables chinois évitant ainsi l'imposition de nouvelles barrières commerciales. La procédure prévoit une durée maximum de 120 jours pour ce faire.

En Europe, l'enquête porte sur neuf catégories de produits textiles importées de Chine.

Dans les deux cas il s'agit surtout de chemises, chemisiers, pantalons, soutien-gorges en coton et fibres synthétiques.

Selon les chiffres du ministère du Commerce américain, au premier trimestre, les importations de ces produits fabriqués à bas coûts affichent une progression exponentielle entre 300 et 1 500%, selon les types de vêtements, par rapport au 1er trimestre 2004.

Certes, les producteurs américains avaient près de 10 ans pour se préparer à l'expiration le 1er janvier dernier des quotas qui ont encadré les échanges commerciaux internationaux de produits textiles. Mais l'ampleur des flux en provenance de Chine lors des trois premiers mois les a conduit à exiger l'intervention du gouvernement pour protéger leur marché alors que dans le cadre de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), ils prônent au contraire davantage de libéralisation des échanges.

"Les importations ont déferlé et ça a fait des dégâts", a rappelé M. Trumbull.

Selon les chiffres officiels, pour le seul mois de mars, le secteur du textile et de l'habillement a perdu au total 7 600 emplois, soit 245 emplois par jour durant ce mois.

Les associations de producteurs ont multiplié les plaintes et requêtes depuis l'automne dernier en rappelant que l'accord d'adhésion de la Chine à l'OMC prévoit la possibilité pour Washington de limiter provisoirement la croissance des importations chinoises à 7% par an.

Source : AFP

 
 
Blog : Santé sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus