Le chant du pèlerin (Oh Jung-hi)

Publié le par Louis Selapa

4ème de couverture
Des récits de Oh Jung-Hi se dégage un étrange calme intérieur. Et tout l'art de l'écrivain consiste à peindre, avec ce mélange de minutie et de détachement, de cruauté et de poésie, la subtilité des relations sociales, à en faire surgir les silences et l'opacité. Elle est attentive à débusquer sous la résignation des êtres et la tranquillité des choses, dans l'écoulement silencieux du temps, les passions qui frémissent, les désirs esquissés, les rêveries fragiles, les émotions avortées.



Avis personnel
En fait, il s'agit d'un livre qui réunit quatre nouvelles ("La nuit, la pluie", "Le miroir de bronze", "Le chant du pèlerin", "L'étoile de l'aube") rédigées par Oh Jung-Hi. Ces quatre nouvelles sont plus ou moins intéressantes, mais décrivent avec une précision remarquable la complexité des relations sociales dans un pays confucéen comme la Corée. Passionant.
Seule remarque pour les non initiés à la Corée, c'est la lenteur des récits. L'auteur se lance dans des descriptions assez impressionnantes, et on a l'impression que ça dure des années. Mais pour moi, c'est ça qui fait toute la beauté, toute coréenne, de ce livre.
J'ai juste un regret : C'est de ne pas être capable de comprendre le coréen, car la version française doit évidemment faire perdre beaucoup de la substance du livre.

Publié dans Livres sur la Corée

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