Donald Tsang au pouvoir à Hong Kong jusqu'au scrutin de juillet

Publié le par Louis Selapa

Donald Tsang, chargé par Pékin d'assurer l'intérim à la tête de l'exécutif hongkongais, a annoncé que des élections auraient lieu le 10 juillet pour désigner un remplaçant à Tung Chee-hwa, dont la démission a été acceptée par les autorités chinoises.

Tsang a précisé samedi que le futur chef de l'exécutif de l'ex-colonie britannique ne serait élu que pour deux ans, et non pour un mandat plein de cinq ans. Cette décision controversée devrait renforcer les craintes de ceux qui dénoncent déjà une trop grande ingérence de Pékin dans les affaires de Hong Kong.

Mais la très grande majorité des habitants de la ville portuaire ne participera pas au scrutin. Leur prochain dirigeant sera en effet élu par un collège de 800 Hongkongais, pour la plupart des hommes d'affaires favorables à la Chine.

De source autorisée, on affirme que les autorités chinoises ont d'ores et déjà décidé que Tsang, jusqu'alors le numéro deux de l'exécutif hongkongais, serait leur candidat.

Le fait de lui confier l'intérim, puis deux années de pouvoir, vaudrait comme une mise à l'essai. De même source, on précise que Tsang pourrait, si cette période est jugée satisfaisante par Pékin, recevoir le soutien des autorités chinoises pour briguer un mandat complet en 2007.

"Le gouvernement s'efforcera de maintenir la stabilité de Hong Kong sur tous les fronts, et notamment sociaux et économiques", a déclaré Donald Tsang lors d'une conférence de presse après une réunion d'urgence du gouvernement, dont les membres ont accepté de rester au pouvoir malgré la démission de Tung.

TUNG SAUVE LA FACE

Les autorités chinoises ont accepté samedi la démission de Tung Chee-hwa, rapporte l'agence Chine nouvelle.

Un peu plus tôt, Tung Chee-hwa, qui avait présenté jeudi sa démission, avait été nommé à la vice-présidence de la Conférence consultative politique du peuple chinois, un organisme consultatif dépendant du parlement chinois.

Cette promotion lui permet de sauver la face après les contestations dont il a été l'objet.

A 67 ans, celui qui fut le premier chef de l'exécutif de la Région administrative spéciale de Hong Kong, rétrocédée en 1997 à la Chine, se retire de l'ex-colonie britannique après près de huit ans de pouvoir, marqués par d'imposantes manifestations en faveur de la démocratie, en 2003 et 2004, et des phases de récession économique.

Particulièrement impopulaire, Tung n'a cessé d'être considéré par ses détracteurs comme une marionnette entre les mains des dirigeants de Pékin.

Lui même a annoncé partir pour raisons de santé, mais beaucoup de Hongkongais craignent que son départ n'ait été exigé par Pékin, ce qui traduirait une ingérence accrue de la Chine dans les affaires de l'ex-colonie britannique.

 

Source : Reuters

Publié dans Nouvelles de Chine

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