Dans la presse : Chine-Japon, un passé qui ne passe pas

Publié le par Louis Selapa

La presse quotidienne commente aujourd'hui la montée des tensions entre la Chine et le Japon à propos de la mémoire du conflit sino-japonais de 1935 à 1945, et notamment du sac de Nankin et de Shanghaï.

"Dénonçant le «révisionnisme» du Japon, des dizaines de milliers de manifestants s'en sont pris ces derniers jours aux intérêts nippons. Conscientes que le nationalisme est une arme à double tranchant, les autorités chinoises font preuve d'une certaine nervosité. Tokyo exige des excuses." - Frédéric Koller. Lire la suite dans Le Temps

"Il est plus facile ces jours-ci à Pékin ou à Canton d'exprimer sa colère contre le «révisionnisme» au Japon que ses aspirations à une véritable démocratie en Chine. Même si la République populaire s'inquiète de l'ampleur du mouvement, elle doit s'en prendre à elle-même : en régime communiste, le nationalisme sert toujours d'idéologie de rechange pour détourner les frustrations de leur cible immédiate." - Pierre Rousselin. Lire la suite dans Le Figaro

"La capitale chinoise a connu samedi sa plus grande manifestation étudiante depuis Tiananmen (1989), réunissant une dizaine de milliers de personnes. Mais, cette fois-ci, il s'agissait de protester contre le Japon. des groupes de quelques centaines de personnes se sont d'abord rassemblés devant un grand centre commercial. Un drapeau japonais a été brûlé, les vitres d'un restaurant de sushis ont été brisées et une banque nippone a reçu des projectiles. Très présente, la police s'est bornée à empêcher le pillage." - Abel Segretin. Lire la suite sur Libération

"Tout cela est cousu de fil blanc. La Chine, croit-on à Tokyo, cherche via le nationalisme une alternative au régime actuel, véritable « chimère » idéologique qui place le capitalisme le plus sauvage sous la dictature d'un parti se prétendant toujours marxiste-léniniste et maoïste. Pékin préparerait en quelque sorte une nouvelle « révolution culturelle » en cherchant d'abord, selon une vieille recette, un « bouc émissaire » pour porter les mécontentements sociaux. Et ce rôle « colle » mieux au Japon qu'à Taïwan." - Jean-Claude Kiefer. Lire la suite dans DNA

"Que Pékin prenne prétexte de la publication d'un livre d'histoire dans lequel la responsabilité japonaise est atténuée pour exciter les sentiments nationalistes de la population chinoise à des fins de politique intérieure, c'est indéniable. Il n'empêche que l'exemple allemand montre qu'une démocratie, et le Japon en est une, s'honore toujours de se mettre en règle avec son passé" - Camille Ollivier. Lire la suite sur Le Républicain Lorrain

 

Source : Yahoo! Actualités

Publié dans Nouvelles de Chine

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