BaiYunShan - Dîner à Xiadu / 白云山 在下渡吃饭

Publié le par Louis Selapa

 
 
 
 
Levé 6h, direction l’arrêt de bus à 7h.
Arrivé ensuite à la Montagne des nuages blancs (白运山). Un peu la colline parfumée (香山) de Canton.
Il fait chaud mais la fraicheur matinale aide beaucoup. Arrivée enfin au sommet. Résultat une ville perdue dans un immense nuage de pollution. J’arrive à apercevoir quelques tours quand même (photo de droite).
A quatre on se fait ensuite dans un resto de la montagne un repas entre 10h du matin et 4h de l’après-midi.
 
 
 
 
 
 
 
 
Descente ensuite et retour dans le secteur de l’université. Sur le chemin du retour, je mitraille tout ce que je peux avec mon appareil photo. Pour avoir une idée de Canton.
Photo de gauche : pour moi, rien ne représente mieux Canton (en tout cas sa circulation) que cette photo. J’ai jamais vu un enchevêtrement de pont si dense.
Enfin, le repas du soir. Dans une rue derrière les immeubles tout neufs. Un peu de moules, un peu de crevettes, un peu de bœuf cuit dans un plat en fer.
Vers la fin du repas une clameur dans la rue. Comme si tout d’un coup il tombait une terrible averse et que tout le monde se précipite pour tout ranger. La clameur arrive jusqu’à nous. Les gens au début de la rue sont déjà partis. Entre eux et nous, les tables se rangent à une vitesse impressionnante. J’arrive enfin à capter l’origine de la clameur. La police arrive (‘‘警察来了 !’’). Et c’est illégale d’installer son restaurant dans cette rue.
Je finis avec mon bol de riz dans la main, la table est déjà partie au loin. La voiture de police s’arrête près de nous. J’essaie de me cacher. J’ai pas envi d’attirer d’ennuis sous prétexte que je suis un étranger. Les deux policiers fument un coup le temps que notre resto finissent de plier bagage. Ils se barrent. On commence à se réinstaller.
Nouvelle clameur. Les revoilà (‘‘警察又来了 !’’). On les laisse passer à leur allure d’escargot. Du style : « bon on fait que passer pour vous rappeller la loi, mais on sait bien qu’une fois parti tout redeviendra comme d’habitude ».
Comme on a finit de manger, on va payer comme de bonnes personnes. On aurait pu éviter et se barrer comme beaucoup de gens, mais un étranger ça se remarque vite et je reviendrai. Mieux vaut pour moi donc de payer. Et puis ça leur fera plaisir. J’ai l’espoir de me faire clientéliser.
Retour mérité après avoir croisé un rat (souris ?) de la taille d’un bon gros chat bien gras.
Mon feuilleton coréen. Histoire d’amour à Harvard. Trop coréen. J’adore.
 

Publié dans 1 an à Canton

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