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Suite du voyage en train.
6h (du matin). L’espèce de gamin me réveille. Je me rendors.
6h30. Je ne sais pas où on s’est arrêté mais pas mal de monde descend. Ca doit être la capitale du Guangxi (pure supposition, je ne sais pas par quelle route passe mon train).
7h. Le jour me réveille encore.
7h30. Les lumières du train s’allument et me réveillent.
8h. A peu près tout le monde est réveillé. Sauf les jeunes cantonais qui ont joué aux cartes dans la nuit à coup de bière dans le « compartiment » d’à côté.
8h30. L’imbécile de gamin fait de l’escalade avec un autre imbécile de gamin qu’il a déniché.
9h. J’ai envi d’aller aux toilettes mais je trouve que c’est encore un peu tôt pour se lever… il reste encore trois heures de route…
… et ainsi de suite par demi heure jusqu’à Canton.
A 12h30 je descends du train et me trouve aspiré par l’immense flot de la gare de Canton. J’arrive à ne rien me faire voler dans la cohue et je débarque enfin sur la place de la gare.
Je suis tout heureux de retrouver les 30°C de Canton. Je prends le 211, direction la porte ouest de l’Université pour manger avec deux copines qui m’attendent (dont une de Zunyi, ça lui fera plaisir d’entendre parler de chez elle).
Je retrouve enfin mon chez moi et internet. Ca fait 10 jours que je ne suis plus au courant de rien, complétement déconnecté du monde.
Le soir, je retrouve une autre amie et on mange dans un rest du Dongbei (东北) à Xiadu (下渡). J’ai l’impression de me sentir chez moi dans ce quartier. Me voilà donc bien installé !
Je me couche tôt : demain je commence mon périple pour rentrer chez moi.
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par Louis Selapa
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Dernier jour dans le Guizhou. Jour de retour.
Mais avant, direction un marché aux oiseaux, aux fleurs et aux pierres près de chez mon ami. Il m’offre ce qu’il appelle du « cristal ». Ca me fait bien rire. Du cristal pour 60 yuans j’en ai rarement vu. Enfin…
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Direction ensuite la gare de Guiyang. Je m’attendais à voir du monde mais finalement après avoir vu il y a deux ans la gare de Pékin puis depuis celle de Canton, celle de Guiyang me paraît minuscule.
J’arrive enfin dans mon train où c’est reparti pour 24h jusqu’à Canton, mon nouveau chez moi. Je ressens comme une joie d’y retourner. Je dois commencer à m’y faire.
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J’ai la malchance de tomber sur un gamin qui chahute et sa mère toute droite sortie de la campagne qui l’engueule en permanence dans le dialecte du Guizhou… mais j’en meurs pas plus pour autant…
Comme j’ai embarqué à midi tout le monde mange. A 1h je me retrouve seul. Le train entier roupille dans la sieste d’après manger. J’avais déjà entendu que les Chinoi étaient comme ça mais là ça m’étonne devant l’ampleur de la scène ! Il n’y a que moi et le policier qui surveille le wagon qui restons éveillés. De quoi faire un peu connaissance et lui prouver que je ne viens pas de Mars.
Je mange mes nouilles à 18h30… après tout le monde… petit à petit le train se calme et vers 22h un peu avant l’extinction des lumières je me couche dans les derniers.
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par Louis Selapa
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Je retrouve mon amie de Zunyi qui me rejoints à Guiyang.
Ensemble avec mon ami de Guiyang nous prenons la direction de Huaxi (华溪) et tout d’abord un vieux village conservé en l’état. Il a fini par devenir une attraction touristique et me fait penser à Lijiang (丽江) dans le Yunnan. J’y retrouve cet entassement de boutiques à touristes. Sauf qu’ici ceux-ci sont Chinois alors qu’à Lijiang nombreux étaient les Occidentaux.
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Je me surprends à voir une vieille Eglise. L’empreinte catholique a l’air importante dans la région. Je suis sûr que l’ancienne présence française en Indochine y est pour quelque chose. Je finis par rentrer dans l’Egliste où on officie.
Signe de croix. Je m’assoie. Tout le monde me regarde. Sauf une vieille en train de dormir, complétement écroulée sur son banc. Le temps de me rendre compte que je ne comprends rien et nous nous en allons.
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On prend ensuite la direction de Huaxi où on visite les bords de la rivière. Que de monde ! Le tout Guiyang s’y est rassemblé pour se rafraichir dans l’eau. Sur plusieurs kilométres rien que des Chinois qui mangent, qui crient, qui nagent… jamais un Français ne supporterait un tel entassement et un tel « bordel ». Pour un Chinois rien de plus normal. Et je finis par me dire qu’un Chinois sur nos plages se sentirait vraiment tout seul ! Et quel calme chez nous ! Et sans rien manger en plus !
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Dans la soirée nous flânons sur la place du Peuple (人民广场) au centre de Guiyang. Une grande statue blanche de Mao nous salue. Face au grand camarade Mao, un joli slogan pour l’étude assidue de la théorie des trois représentativités. Deux répliques de la pyramide du Louvre donnent accès à un supermarché américain en plein milieu de la place. La Chine nous réserve des paradoxes amusant.
Un terrible orage retarde notre séparation avec mon amie de Zunyi, mais finalement on finit par prendre en toute hâte. Le temps sera bien long avant notre prochaine rencontre…
Encore une fois nous nous couchons tôt. Je récupère lentement de mes journées de diplomate.
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par Louis Selapa
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Retour enfin à Guiyang. Ma vie de diplomate aura été courte.
Direction un parc au Nord de la ville, le parc Qianling (黔灵公园). Il y aurait des singes sauvages, j’en ai pas vu un seul…
Le temple Hongfu (弘福寺) est joli et certaines perspectives sont vraiment belles. On me salue partout d’un « hello » (encore plus que d’habitude). Je ne pense pas que je supporterai d’être célèbre si toutefois ça m’arrive un jour ! Ca me laisse trop mal à l’aise !
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Au sommet du parc, vue sur la ville de Guiyang. Combien de millions d’habitants ? En tout cas la province a peu près autant que la population française… Et toujours ces centrales de charbon… de quoi respirer un air pur…
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Le soir, promenade dans le centre ville. J’aperçois ce qui est la "Tour Eiffel" de Guiyang, le pavillon Jiaxiu (甲秀楼). Un sorte de temple ou de vieille bâtisse au milieu de la rivière qui traverse la ville (南明河).
Le soir la ville est chaleureuse comme une ville du Sud de la Chine. Les bords du fleuve sont surpeuplés et partout ça crie, ça danse, ça se bouscule, ça chante et ça regarde les fontaines. C’est vrai que finalement il y a une différence entre ce Sud chaleureux et le Nord si froid.
Sur ces belles pensées nous nous couchons très tôt pour rattraper des jours précédents.
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par Louis Selapa
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Le matin, nous redescendons de notre hôtel perché dans la montagne. Les nuages qui se perdent dans la vallée sont magnifiques vues de la route. Dommage qu’en photo cela le soit moins.
J’ai eu pendant un instant devant mes yeux l’image que l’on a des campagnes montagneuses chinoises. Où les nuages voguent entre les montagnes. Peut-être que ça me rappelle des calligraphies traditionnelles...
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Le programme de la journée est aussi réjouissant que celui de la veille. Après un bref aperçu le matin de la ville de Liu Pan Shui (photo à gauche) – qui en 3 ans a littérallement explosé (démographiquement, économiquement… etc.), on se fait un dîner avec quelques responsables de la ville. Réjouissances autour de Maotai (茅台酒). Et cul-sec pour vous remercier, et cul-sec pour l’amitié franco-chinoise et cul-sec parce que maintenant on est de vrais amis…
J’ai acquis lors de ce dîner (traduire en français de France « déjeûner ») la conviction que je ne serai jamais diplomate. Dans un moment de pure innocence alcoolique à la fin du repas, au moment de serrer les mains, je finis même par dire au revoir à mon ami. Et dire que la journée ne fait que commencer…
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Ensuite dans une belle voiture avec chauffeur, direction la montagne et ses routes serpentueuses pour visiter un village Miao. Un de ces villages qu’on a transformé en « village écologique ». J’ai un peu de mal à aimer ces endroits tellement j’ai l’impression qu’on a mis ses habitants dans un zoo. A la façon « exposition coloniale » où à côté du singe on présentait le « bon sauvage » dans son environnement. J’en suis gêné mais un bon diplomate doit toujours sourire.
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Coutume Miao : on accueille le visiteur à coup d’alcool de riz fait maison. Trois bons verres pour moi. La route serpentueuse, le repas de midi, la soirée de la veille…
Ensuite, j’ai le vague souvenir d’avoir visité le village. Par là un Miao qui fait semblant de coudre comme au bon vieux temps, par là d’autres qui puisent de l’eau… etc. Le zoo est passionnant…
On me fait visiter le musée qui explique la naissance de ce « musée écologique ». Il a été créé en coopération avec le gouvernement norvégien. Etonnant. Je croyais que les Européens avaient compris les bêtises de la colonisation… et bien non. Voilà qu’après avoir exposé les « bons sauvages » chez soi, maintenant on les enferme dans des zoos chez eux…
Finalement je finis par régurgiter mes deux jours d’alcool et mes deux jours de repas dans les toilettes du village. Les vers en grouillaient de plaisir. Une fois totalement vidé, j’ai enfin pu voir la belle représentation organisée pour moi.
Quelques photos ensuites avec des jeunes filles mortent de rire de me voir dans l’état où je suis et c’est reparti pour la même route dans le sens inverse. Heureusement, j’ai plus rien à vomir.
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Dîner le soir dans la ville de Liu Pan Shui avec la responsable (Han) du « zoo Miao ». Vue ma santé ils prennent peur et m’envoient au lit à 20h20. Une minute de plus et je m’effondrais sur la table. Un verre de bière de plus et je leur crachais à la gueule.
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par Louis Selapa
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Les Chinois ont toujours des combines qui m’étonnent. Ou est-ce moi qui n’en est pas ?
Me voilà transformé en diplomate pour trois jours. Programme : trois jours de visites guidées (et gratuite sur invitation du Gouvernement du Peuple de la province du Guizhou) et rencontre avec quelques grands pontes.
On arrive après quatre heures de route au lieu dit (en montagne dans les environs de Liu Pan Shui) où je rencontre un représentant à la CCPC et où ensuite on se balade à flancs de montagne pour voir ce que j’appelle du « pipi de montagne » comparé à la fameuse cascade du Guizhou (黄果树大瀑布) que je ne verrais donc pas.
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Le soir à l’hotel ils réussissent à me saôuler à coup de bière maotai (茅台啤酒) et d’alcool de riz d’une minorité ethnique locale. Refuser de boire est une insulte. De plus, c’est toujours l’hôte qui boit le plus.
Je finis à moitié mort dans mon lit après avoir fait un brin de causette avec le patron dans les toilettes de l’hôtel.
Formidable…
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par Louis Selapa
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Mon ami de Guiyang me fait venir un jour plus tôt chez lui. C’est donc mon dernier jour avant longtemps avec mon amie de Zunyi.
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Le temps de visiter un parc : celui de la colline du Phénix (凤凰山公园) au Nord de la ville. Encore un dédié à la gloire de ce cher Parti. La faucille et le marteau trônent au sommet d’une obélisque dans un impressionnant style soviétique. Ce genre d’architecture est d’un passionnant !
Je ne sais pas ce que j’ai mangé mais j’ai quand même l’impression que le bon gros bout de gingembre que m’a fait mangé sa chère maman me facilite considérablement le transit intestinal. Heureusement qu’en Chine il y a toujours des toilettes publiques… l’important étant de toujours avoir un paquet de kleenex sur soi…
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Je prends le bus entre Zunyi (遵义) et Guiyang (贵阳). 30 yuans pour 2h30 de voyage. Me voilà chez mon ami interprète.
Je terrifie sa fille de 2 ans, mais heureusement dès le lendemain nous partons (sans la terreur de 2 ans) pour trois jours à Liu Pan Shui (六盘水).
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par Louis Selapa
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Levé tôt pour un peu d’escalade avec mon amie et sa petite cousine.
On arrive en pleine campagne dans un village et un sommet nous nargue au loin (photo d’en-dessous à droite : Le sommet est entouré en rouge… !). La promenade ne va pas être facile.
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Elle est parsemée de 8 temples. Le chemin est fait d’escalier. Certaines perspectives sont assez décourageantes mais les pauses dans les temples sont réconfortantes.
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On croise chats, chiens et moines. Chacun a sa bonne ou mauvaise humeur et pendant deux heures jusqu’à midi on grimpe dans un concert de soupirs.
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On trouve un sorte de restaurant pas très loin du sommet où on nous sert ce qui ressemble à des plats chinois. Pendant ce temps le gamin de la patronne nous balance des bouteilles vides (en plastique quand même) dessus. On lui confisque toutes et on en fait une jolie œuvre d’art.
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Après la pause dîner direction le sommet. Je suis étonné d’être arrivé en haut. Vu d’en bas le sommet paraissait si lointain. S’il faisait beau la vue serait magnifique. Mais le Guizhou est connu pour son temps nuageux… Tant pis. La vue sur le dernier temple est tout de même prenante.
Direction ensuite chemin inverse. Il ne suffit pas de grimper une montagne il faut ensuite la redescendre. Une fois atteint le sommet il reste encore la moitié du chemin à parcourir !
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Retourné au village j’aperçois une prison que je n’avais pas vue à l’aller. C’est un camp de réforme par le travail à voir ce que je lis sur la porte du pénitentier. Un beau reste de la glorieuse époque socialiste. Aujourd’hui la réthorique est toujours là, mais qu’en est-il dans la pratique ?
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Le soir on se regarde Mulan II. Nul.
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par Louis Selapa
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Levé tôt pour un petit déjeuner en famille. Pas mal.
Direction ensuite le centre de Zunyi qui a été le théâtre d’un glorieux évènement dans la glorieuse histoire du magnifique Parti communiste de la grande Chine resplandissante. Disons que la « Conférence de Zunyi » (遵义会议) a été importante car c’est à ce moment là que Mao est devenu Premier Secrétaire du PCC. Ensuite, avec l’approche des troupes du Guomindang a commencé la Longue Marche (万里长征).
Tout a donc été conservé en l’état (juste un peu amélioré dira-t-on) et les bâtiments ont été élevés en lieu de souvenir.
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Par là la chambre de Zhou Enlai (周恩来), par là la table de la conférence, par là… etc. Les jeunes Chinois d’aujourd’hui n’en ont absolument plus rien à faire et considère le Parti comme un gros machin sans intérêt. De mon côté, je préfère prendre ce genre d’endroit en m’amusant. Ces lieux de souvenir sont tellement artificiels et absurdes qu’en rire est finalement la meilleure solution.
On finit par enfin trouver la chambre de Mao (photo à gauche). Ma foi… ca traduit juste le style de l’époque. Rien de fameux.
Suite de la visite avec l’ancienne banque du Soviet, l’ancien lieu de la commission politique installée dans une jolie Eglise du temps où la présence française en Indochine se faisait ressentir jusqu’en Chine du Sud. On voit aussi la chambre de l’envoyé du Komintern. Je savais qu’en France le PCF avait été tenu par Eugen Fried, mais j’avais pas pensé qu’en Chine un Occidental puisse être aussi envoyé. Mais bon… finalement, c’était la logique du mouvement communiste international de l’époque. Rien d’étonnant. Comme toujours tout était tenu par Moscou.
Fin de la visite de ce haut lieu de mémoire.
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Direction deux temples boudhistes à flanc de montagne sur les bords de la ville. Au passage, on traverse un des marchés de la ville. J’aime ces endroits. C’est comme si toute la Chine s’y exprimait. Un mélange d’odeurs, de couleurs, de bruits, de cris… Toute une ambiance qui reflète ma vision de la Chine éternelle.
Les temples sont beaux et donnent une idée de l’étendue de la ville. Assez petite pour la Chine. Au loin on aperçoit la centrale électrique de charbon. Le Guizhou est riche en charbon, la Chine est pauvre en toute autre matière première. Alors pourquoi se priver ? La rivière qui traverse la ville est verte par endroit. Le nuage de pollution qui est attaché au-dessus de chaque ville chinoise est lui aussi présent. Paris au temps de la Révolution industrielle devait ressembler à la Zunyi que je contemple.
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Le soir direction avec les parents et un cousin un restaurant où on mange du chien. Quand on monte au premier étage on aperçoit les cuisines. Je préfère pas décrire ce que j’ai vu…
La cuisine, finalement, est bonne. Meilleure que le chien que j’avais pu manger à Pékin. Faut dire que le chien de Zunyi est réputé.
A vrai dire manger du chien ne me fait absolument rien. D’abord au goût on a la simple impression de manger de la viande. Rien d’exceptionnel. Ensuite ces chiens sont des chiens d’élevage pour être mangés. Je vois pas ce qu’il peut y avoir de révoltant. Ca n’est pas pire que de manger du porc ou du bœuf. Je comprends pas trop ces histériques qui luttent contre cette consommation. Je ne comprends toujours pas pourquoi il serait si honteux d’en manger. Les Coréens sont souvent pris à parti à ce sujet, mais nous avec nos cuisses de grenouilles on est pas plus ragoutant. Enfin… ça doit être une question de culture.
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On finit la journée au karaoké avec cousin et cousines. Toutes les filles de la famille chantent bien. Moi, je saoûle le cousin qui ne fait que perdre aux dés. Je lui sorts une combinaison dont il se souviendra.
3h30 du matin. On finit par sortir.
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par Louis Selapa
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![]() En vert : Mon trajet
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Le voyage en train est toujours passionnant en Chine. Rapidement chacun parle à son voisin et petit à petit né un esprit de famille. Avec un voyage de 24h, voire parfois plus, il vaut mieux que cela se passe ainsi.
Très vite je suis repéré et très vite j’entends la remarque attendue « Il parle ou pas chinois ? ». Je me retourne et je dis « oui » et là je vois des sourires s’afficher. Comme si j’étais passé du statut de martien à celui d’être humain. J’en deviens pas pour autant Chinois et les vieux des lits d’en bas m’adresseront pas la parole du voyage.
Je passe les premières heures du voyage à échanger des sms pour tuer l’ennui et je profite des paysages du Guangdong. A certains endroits lorsque l’eau et les montagnes se marient la vue est magnifique. Mais, trop éphémère pour en faire des photos.
A 17h30, ils sont déjà tous en train de manger. Moi qui ai l’habitude de manger à 18h30 et qui en France me fait charier pour ça… ! 18h30, je mange mes nouilles instantanées. Je me vautre dessus en faisant le plus de bruit de bouche pour ne pas faire trop martien. A 21h30 je prends la direction de mon lit pour récupérer des heures de la nuit précédente passées au karaoké.
22h, les lumières s’éteignent… un gamin n’arrête pas de pleurer, mais je m’endors quand même.
Le lendemain je me lève vers 9h20 même si les lumières du trains sont éclairées depuis 6h du mat. Profitant d’un arrêt je reprends ma place au bord de la fenêtre. Mais mon téléphone n’a plus de batteries… je vais bientôt finir par mourir d’ennui.
On m’accueille d’un : « est-ce que tu as mangé ? » qui veut dire « bonjour » en chinois et cela depuis la catastrophe du Grand Bond en avant. Le seul fait d’avoir mangé était la bonne nouvelle de la journée.
Quelques instants plus tard à 11h30 s’affolant de voir que je n’ai toujours pas mangé une maman m’offre ces épis de maïs comme on en fait chez moi.
Pour leur faire plaisir je mange mes nouilles ensuite. Il est même pas midi.
Après de nombreux tunnels et de magnifiques paysages montagneux me voilà arrivé à Zunyi (遵义).
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莫大伟
是我新的
名字
Photo de droite : Chaque région de Chine à sa bière (comme pour nous et notre vin). Pour Zunyi, voici la Gaoyan (高原啤酒) détenu par la non moins célébre marque Maotai (茅台)
La joie de retrouver mon amie sur le quai de la gare. Direction chez elle. Rencontre des parents. Je comprends rien à leur dialecte (贵州话) mais le papa fait de beaux efforts pour me parler un très joli chinois.
Direction ensuite un resto. Très vite je vois que toutes les têtes se tournent vers moi. Encore quelques temps et je finirais par m’habituer…
Direction ensuite un salon de thé dont le père de mon amie connaît le patron. Résultat : pas un centime à débourser. Grande et longue discussion.
Dodo.
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par Louis Selapa
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Province du Guizhou / 贵州省

































