A vrai dire, en Chine la Saint Valentin est synonyme de fête commerciale pour les vendeurs de fleurs. Le 13 au soir, ils assaillent déjà les trottoirs.
Ensuite, Chine moderne ou non la Saint Valentin exige de respecter une tradition : la femme offre du chocolat à l’homme, l’homme offre (au moins) une rose à la femme. Si vous n’accomplissez pas ce minimum c’est faire œuvre de sacrilège.
Bref, misant tout sur le romantisme, me disant qu’une belle balade romantique sur le chemin des sources de l’amour valait plus qu’une belle rose, j’ai eu le droit à un résultat inespéré : Je me suis fait incendié.
Morale de l’histoire : rien ne sert de se creuser la tête : une rose suffit.
par Louis Selapa
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1 an à Canton
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Rien d’extraordinaire.
Une étudiante qui ne me paiera que le lendemain, un mémoire qui m’énerve et un appartement dont on arrive pas à ouvrir la porte.
J’aurais juste passé ma journée à envoyer des sms sans m’arrêter. Profitons des prix bon marché de China Telecom !
Par contre, un bon restorant le soir. Dans le quartier de la porte Ouest de Sun Yat-Sen. Moi qui croyais bien connaître tout le quartier de l’université me voilà bien attrapé !
Achat d’un film coréen. « S-Diary ». Pas mal.
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par Louis Selapa
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1 an à Canton
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Je donne un cours le matin et l'après-midi j’accompagne mon amie de Zunyi à la gare.
Que de monde ! Une foule si compact. Et encore on est en plein milieu de l’été. En période creuse. Que de monde ! Que de monde ! Que de monde !
Et l’oncle de mon amie qui me dit : « Tu sais c’est quoi le point particulier de la Chine ? Y’a beaucoup de gens. » On ne peut mieux résumer la situation.
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Aujourd’hui, je commence mes recherches pour un appart.
J’en visite un. Je leurs sorts que le Feng Shui de l’appart me plait pas. L’autre me rétorque : « alors vous (sous-entendu « vous » les Occidentaux) vous intéressez aussi au Feng Shui ? » Bon, je voulais juste exprimer que selon moi c’était un peu mal arragé entre cuisine, salle de bain et chambre et que c’était loin de me plaire (surtout la vue droit dans un mur alors qu’on était au dixième étage). J’ai sinisé ma pensée et j’ai sorti cette histoire de Feng Shui… ! Qui au passage est vrai… ! Moi, tout ce que je demande, c’est de ne pas déprimer dans une chambre noire.
Le soir, seul, je m’achète un film coréen. « Ma prof déjantée ». Pas mal.
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par Louis Selapa
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Petite journée.
Après un petit tour au resto puis un peu d’aide en français pour une amie chinoise, nous tentons à trois (désespérément d’aller au karaoké).
On sort à minuit. On se prépare dans un resto à barbecue. Après quelques bouteilles de bières et des huitres, du poulet, du poulpe, des aubergines grillés direction le karaoké. Il est déjà plus de 2h du matin. On nous refuse l’entrée. Pas d’entrée après 2h. Pourquoi ? C’est la loi. Parce que ça fait du bruit quand même un karaoké. Donc la sécurité publique refuse l’entrée.
Pas de choix. Direction : retour chez soi. Puis halte dans un petit supermarché du coin. Achat d’un coca et d’une dernière bouteille et direction la porte Nord de Sun Yat-Sen. Et là-bas, on se croirait en plein jour. Tables de ping-pong, tir sur des ballons, tour en tandem… et karaoké en plein air. Disons que le mec s’est ramené avec sa télé, ses baffles, ses CD et un micro. Ils nous racontent qu’il a voulu acheter tout ça pour son plaisir mais que bon c’était pas gratuit. Alors, histoire de rentabiliser l’affaire, tous les jours de minuit à 5h du matin, à la porte Nord, il fait chanter pour 2 yuans la chanson. On ne fera jamais perdre le sens de la rentabilité à un Chinois.
J’en ai pour 12 yuans. Le temps ensuite de regarder le ciel s’éclaircir. De voir les premiers vieux dès 5h commençant à s’exercer le long du fleuve et de voir gambader quelques rats.
C’était ma dernière soirée avec mon amie de Zunyi. Il ne me reste plus que trois heures pour dormir avant mon cours du lendemain…
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par Louis Selapa
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Levé tôt. Je donne mon premier cours de français. Premier petit salaire. 120 yuans. Une petite fortune. De quoi être généreux.
Repas puis surfe sur internet pour écrire à ma « petite sœur » de Pékin.
Repas du soir et ensuite dodo plutôt tôt…
Quelle journée épuisante !
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par Louis Selapa
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1 an à Canton
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Levé 6h, direction l’arrêt de bus à 7h.
Arrivé ensuite à la Montagne des nuages blancs (白运山). Un peu la colline parfumée (香山) de Canton.
Il fait chaud mais la fraicheur matinale aide beaucoup. Arrivée enfin au sommet. Résultat une ville perdue dans un immense nuage de pollution. J’arrive à apercevoir quelques tours quand même (photo de droite).
A quatre on se fait ensuite dans un resto de la montagne un repas entre 10h du matin et 4h de l’après-midi.
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Descente ensuite et retour dans le secteur de l’université. Sur le chemin du retour, je mitraille tout ce que je peux avec mon appareil photo. Pour avoir une idée de Canton.
Photo de gauche : pour moi, rien ne représente mieux Canton (en tout cas sa circulation) que cette photo. J’ai jamais vu un enchevêtrement de pont si dense.
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Enfin, le repas du soir. Dans une rue derrière les immeubles tout neufs. Un peu de moules, un peu de crevettes, un peu de bœuf cuit dans un plat en fer.
Vers la fin du repas une clameur dans la rue. Comme si tout d’un coup il tombait une terrible averse et que tout le monde se précipite pour tout ranger. La clameur arrive jusqu’à nous. Les gens au début de la rue sont déjà partis. Entre eux et nous, les tables se rangent à une vitesse impressionnante. J’arrive enfin à capter l’origine de la clameur. La police arrive (‘‘警察来了 !’’). Et c’est illégale d’installer son restaurant dans cette rue.
Je finis avec mon bol de riz dans la main, la table est déjà partie au loin. La voiture de police s’arrête près de nous. J’essaie de me cacher. J’ai pas envi d’attirer d’ennuis sous prétexte que je suis un étranger. Les deux policiers fument un coup le temps que notre resto finissent de plier bagage. Ils se barrent. On commence à se réinstaller.
Nouvelle clameur. Les revoilà (‘‘警察又来了 !’’). On les laisse passer à leur allure d’escargot. Du style : « bon on fait que passer pour vous rappeller la loi, mais on sait bien qu’une fois parti tout redeviendra comme d’habitude ».
Comme on a finit de manger, on va payer comme de bonnes personnes. On aurait pu éviter et se barrer comme beaucoup de gens, mais un étranger ça se remarque vite et je reviendrai. Mieux vaut pour moi donc de payer. Et puis ça leur fera plaisir. J’ai l’espoir de me faire clientéliser.
Retour mérité après avoir croisé un rat (souris ?) de la taille d’un bon gros chat bien gras.
Mon feuilleton coréen. Histoire d’amour à Harvard. Trop coréen. J’adore.
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par Louis Selapa
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38°C nous dit la météo. Je sens que la journée va être vite liquidée. En tout cas, hors de questions de sortir en ballade je ne sais où. Faut pas pousser non plus.
Des bonnes pâtes dans un resto à cafard. Une halte aux toilettes.
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Une éternité pour aller jusqu’à la banque of China (中国银行) du coin pour changer de l’argent. Une éternité pour revenir. J’ai du perdre 10 kg de sueur.
Un arrêt devant l’entrée de l’université (photo de droite : la Porte Nord / 中大北门)
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Retour mérité dans mon chez moi provisoire et sa divine clim.
Amoureux à Paris passe (Lovers in Paris / 파리의연인) à la télé. Y’a un an, je voyais le même en VO en Corée.
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par Louis Selapa
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Réveil.
Dîner dans un de ces petits resto qui bordent l’immeuble dans lequel je loge pour l’instant. Des vrais taudis. J’y prends des pâtes au bœuf (牛肉面), les cafards (petits modèles) se baladent un peu partout. J’en ai pas vu dans ma soupe. 5 yuan. C’est pas du vol.
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Après-midi direction un temple taoïste (photo de droite). San Yuan Gong (三元官). Très taoïste. Tellement éloigné de tout ce que je peux connaître. Ensuite direction un tombeau d’un roi de Nanyue. 2000 ans qu’il est mort. Il en reste pas grand-chose. Seul son habit mortuaire est impressionnant. Sinon la collection d’oreiller exposée dans le musée est quelques peu déconcertante. Comment dormir sur de tels oreillers ? Des vrais blocs de pierre…
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Ensuite direction un café internet sans pouvoir accéder à ma boite aux lettres. Je sais pas ce qui bloque…
Dîner ensuite dans un resto au goût de la ville de Chongqing (渝城味店). Du pimenté quoi. On commande un Yuxiang rousi (鱼香肉丝). Ca faisait longtemps. Plus une soupe au poisson aussi rouge que le piment qui flotte dedans. De quoi passer de bons moments aux toilettes le lendemain.
Bus pour le retour.
DVD, la guerre des mondes de Spielberg. Pas si mal que ça, mais rien d’extraordinaire.
Dodo.
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par Louis Selapa
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1 an à Canton
Réveil vers 12h.
13h direction un resto du Nord. Aah ! Des Jiaozi (饺子) et des pommes au caramel (拔丝苹果) ! Ca faisait longtemps !
Direction chez des copines. Rien jusqu’à 17h.
Direction ensuite un resto japonais pour manger du Saumon au Wasabi (moutarde). Très bon. Mais cher. Que de belles filles !
Encore un peu à manger ensuite. Une glace. Ensuite un sorte de gateau au fromage. On me fera jamais manger quelque chose d’aussi mauvais.
Retour à 4 chez moi. 4 pour dormir ça va toujours. Même dans un lit pour deux…
DVD. Mr and Mrs Smith. Nul.
par Louis Selapa
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1 an à Canton
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7h réveil difficile. Direction un restaurant où déjeuner le matin (petit-déjeuner en français de France). Au programme du thé, et quelques friandises du style pates de poulet. Ca faisait longtemps.
11h fin du déjeuner. Direction le métro pour une visite dans une vieille maison de Canton. Métro moderne. Très joli, avec des jetons en guise de ticket. D’ailleurs, il ressemble beaucoup à celui de Hong Kong (après avoir demandé : s’il ressemble tellement à celui de Hong Kong… c’est tout simplement parce que c’est le même… !).
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Nous arrivons à la vieille batisse de ce cher Chen Jia Ci (陈家词). Très joli. Avec de belles sculptures sur le toit (Voir les trois photos). 10 yuan l’entrée quand même.
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Déjeuner dans la rue commerçante de Canton, surplomblée par un portrait de Yang Zemin visitant cette même rue du temps de sa grandeur de premier secrétaire du Parti et de Président de la glorieuse et éternelle Chine communiste. Très agitée. Surpeuplée. Chaude. 8 yuan.
Promenade dans une rue adjacente où tout ce qui ressemble à une perle est vendu. Les rouges d’un côté, les bleus de l’autre. Des magasins entier, des étages entiers regorgent de ça. Le monde entier doit s’approvisionner ici.
Un peu d’internet pour se connecter avec l’autre parti du monde qui s’inquiète de ce qui m’arrive.
Repas enfin le soir avec des amis pas encore connu. Très agréable. Bonne cuisine.
Achète sur le retour un feuilleton coréen. 4 DVD au total. 20 yuan. Sous-titres uniquement en chinois non simplifié. Vive la Chine !
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par Louis Selapa
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